• Les retombées perverses de Mai 68

    Matzneff

    A partir de cette époque et en vertu du fameux slogan « Il est interdit d’interdire », le relachement des moeurs, qui était déjà dans l’air du temps s’est trouvé complètement dégagé de toute contrainte, au nom du libertalisme sans limites.

    Ce qui a donné la banalisation des exactions de pervers notoires, dont les tristes exploits
    dominent maintenant la chronique. Comme cet « écrivain » qui raconte dans des livres ses aventures avec des fillettes, alors qu’il avait 50 ans.

    Même la pédophilie, qui maintenant révolte les consciences apparaissait comme tolérable, à partir du moment où personne n’en savait rien. Pour Metzneff, c’était plutôt à la mode chez les nouveaux intellos-bobos de l’oligarchie parisienne.

    En 2004, seulement, pour Libération, il n’était pas question de critiquer ces pratiques et même dans le Monde on prenait la défense de 3 cinéastes qui avaient tourné des films porno-pédophiles. En 1969, les personnes les plus en vue à l’époque, signaient une tribune de défense, dont : Louis Aragon, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, André Glucksmann, Bernard Kouchner, Jack Lang …

    Quelques mois après cette tribune, une nouvelle est publiée dans le Monde par 80 personnes, qui demandaient l’abrogation du crime de pédophilie. L’échangisme mène à tout.

    A ce moment-là, les mentalités libertaires sont complètement décomplexées et il est demandé que les lois sur les relations sexuelles entre adultes et mineurs soient supprimées, comme celles qui touchent à l’adultère.

    Il s’agissait à l’époque, dans l’esprit de ces intellos de salon de se libérer de l’oppression bourgeoise. Comme aujourd’hui, leurs leçons de morale s’arrêtaient à l’anti-racisme. Les années Mitterand ont été fructueuses dans le sens de la libéralisation des moeurs et la satisfaction de tous les vices.

    Ces gens friqués et dépravés ont su passer entre les gouttes, en multipliant les bonnes relations avec les millieux idéologiques de gauche et franc-maçons. Tantôt, en s’appuyant sur les relations de gauche, tantôt sur celles de droite et aussi l’olligarchie ultra-libertaire que JMLP appelait la décadencia parisienne. Souvent des hommes, mais aussi des femmes, que l’on trouve dans les millieux artistiques, le show-biz, les professions libérales, mais tous fortunés et souvent en perte de valeurs spirituelles.

    Mais les choses changeraient elles ?
    Pour le ministre actuel de la Culture: « L’aura litteraire n’est pas une garantie d’impunité. J’apporte mon soutien à toutes les victimes qui ont le courage de briser le silence ». J’ai pourtant un doute. Car avec une Marlène Schiappa au gouvernement, c’est le grand écart entre une littérature faite de libéralisme sexuel de bas étage et la condamnation du bout des lèvres de ces mêmes pratiques.

    Onyx


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